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Chirurgie et Ostéopathie

Préambule

L’ostéopathie est aujourd’hui réputée pour son intérêt dans la prise en charge des douleurs de l’appareil locomoteur. Son efficacité pour les troubles digestifs, urinaires, gynécologiques,respiratoires, migraines, céphalées, troubles ORL,… est de plus en plus reconnue.

Mais alors qu’en est-il de son intervention dans la chirurgie ?

La reconnaissance de toutes les médecines non conventionnelles, les progrès de la médecine et l’élaboration de nouvelles stratégies thérapeutiques visent à éviter le plus possible les opérations. Cependant, la chirurgie s’avère parfois être la seule solution.

En France, environ 5 millions d’interventions chirurgicales ont lieu chaque année.  Or, les suites d’opérations peuvent parfois être longues et compliquées. Une intervention n’est jamais bénigne. Les effets sur le corps ne sont pas négligeables et parfois de nombreux effets indésirables peuvent apparaître après une chirurgie.

L’ostéopathie une alternative à la chirurgie

Selon le cas, l’histoire médicale du patient, la sphère qu’elle touche et avec l’avis d’autres professionnels de santé, l’ostéopathie peut dans certains cas être une alternative moins invasive qu’une opération chirurgicale. En effet lorsque la question d’une chirurgie se pose, il est normal d’essayer de trouver une solution plus naturelle.

De nombreux cas de pathologies tel que le syndrome du canal carpien, la sciatique, la névralgie d’Arnold, la névralgie pudendale, l’endométriose, et bien d’autres encore trouvent une solution en première intention avec l’ostéopathie.

Suite à vos séances, si vous n’obtenez pas de résultat satisfaisant envisagez alors l’opération chirurgicale en pesant bien le pour et le contre. Mais attention, l’intervention chirurgicale n’est pas toujours miraculeuse. Prenez bien en considération le taux d’échec, le taux de récidives et d’effets secondaires avant de vous lancer !

L’ostéopathie prépare à l’opération chirurgicale. 

Vous avez une opération prévue, qu’elle soit réparatrice ou esthétique ce n’est pas un acte anodin pour votre corps.

L’opération chirurgicale est avant tout un acte traumatisant, même les opérations dites exploratoires qui sont moins lourdes tel que les endoscopies, les coelioscopies, les coloscopies, les cystoscopies, etc… sont des examens invasifs qui demandant une préparation importante et une période de convalescence plus ou moins longue.

Dans le cadre d’une opération, il est question d’intervenir sur une structure dont l’anatomie est lésée ayant justement pour but de renforcer le corps et de permettre à la structure opérée de remplir à nouveau sa fonction.

Ces interventions sollicitent durement le système immunitaire. Les contraintes tissulaires, organiques et structurels sont importantes (lésions initiales liées au traumatisme, voie d’abord, déplacements des tissus et structures, distensions, coupures, incisions, saignements, suture…). Sans oublier les effets secondaires liés à certains médicaments ou à l’anesthésie. Or si le corps fonctionne bien il sera plus à même de répondre de manière appropriée à cette « agression », et sont adaptation sera d’autant plus rapide.

C’est donc pour mieux appréhender votre intervention que l’ostéopathie vous accompagne en travaillant et préparant les différentes zones de votre corps sujet à subir des changements et des répercussions. L’ostéopathe redonnera de la mobilité aux structures impliquées dans l’intervention et de ce fait libère et facilite l’accès et le travail du chirurgien. Par un travail somato-émotionnel il libère les tensions permettant à votre corps de mieux appréhender le stress et l’anxiété de l’opération à venir.

L’ostéopathie est donc très utile en prévention d’une opération et ne nécessite pas de délais d’intervention, mais elle est d’autant plus recommandée en en post-opératoire. Effectivement la fatigue, le moral, la mauvaise cicatrisation, les douleurs post-opératoires sont autant de symptômes que peuvent subir les patients après l’opération et auxquels peuvent intervenir votre ostéopathe.

L’ostéopathie post-opératoire.

Durant l’intervention chirurgicale, le stress, l’anesthésie, la position opératoire, la zone d’intervention…sont des facteurs à ne pas négliger pour une récupération optimale. Une séance d’ostéopathie respectueuse du contexte, des structures traumatisées permet de rétablie une bonne homéostasie du corps (équilibre) et donne au patient les moyens précieux pour accompagner sa guérison.

  • Anesthésie

Chaque année, plus de 9 millions d’anesthésies générales sont pratiquées en France. De nos jours c’est la méthode la plus utilisée pour rendre votre corps insensible à la douleur durant l’opération.

Un cocktail d’hypnotiques pour vous endormir et maintenir votre sommeil, d’analgésiques pour vous éviter de ressentir la douleur et parfois de curares pour paralyser les muscles (nécessaire en chirurgie thoracique et abdominale), vous seront administrés avant de passer au bloc.

L’anesthésie n’est pas un acte naturel pour le corps et demande à l’organisme un effort supplémentaire pour éliminer les produits injectés et récupérer ses fonctions.

En temps normal les produits injectés devraient disparaître sous 24 à 48h après l’injection, mais vous avez sans doute dû remarquer pour certains, la difficulté à émerger et reprendre ses esprits en salle post-opératoire. C’est le cas lorsque les organes responsables de l’élimination des déchets ont reçu une charge de toxicité trop importante et qu’ils ne sont pas forcément préparés à travailler autant.

Les organes émonctoires comme le foie, les reins ou encore les poumons, responsables de l’élimination des résidus de médicaments peuvent donc être sur-sollicités. Il n’est donc pas rare après l’opération d’observer une diminution de leurs fonctions.

L’ostéopathe vous aide par un traitement global de drainage à éliminer les déchets des produits anesthésiants et autres médicaments. Les techniques viscérales optimiseront les organes émonctoires à amélioreront leur fonction permettant ainsi de retrouver une homéostasie (équilibre) plus rapidement.

  • Stress, fatigue physique et mental

Sans omettre l’impact de l’anesthésie, une chirurgie est traumatisante physiquement et émotionnellement. Que l’opération se déroule en urgence ou qu’elle soit préparée à l’avance, un stress général du corps peut être ressenti avant comme après l’intervention (stress post-traumatique). Ceci est un phénomène normal : votre corps qui a été mis à rudes épreuves doit dépenser beaucoup d’énergie pour se familiariser avec ce nouvel environnement intérieur.

Les conditions physiques, psychologiques ainsi que la nature du problème et la qualité de l’opération sont donc à prendre en compte dans le processus de guérison. Tous ces paramètres perturbent votre équilibre qui n’aura pas d’autres choix que d’accepter ce « nouveau soi ».

L’ostéopathe apportera beaucoup de solutions par des manipulations douces, et des techniques viscérales, travailler sur le système neurovégétatif ainsi que sur votre sphère émotionnelle vous aidant à réguler votre niveau de stress et votre sommeil.  Rétablissant ainsi le bon état général de votre corps qui lui permettra de stimuler ses capacités d’auto-guérison. 

Après l’opération il est fréquent d’observer des tensions physiques, post-traumatiques qui se révèlent articulaires ou tissulaires (post-opératoires), local ou a distance. En effet certaines chirurgies peuvent être longues et nécessitent de mettre votre corps et vos articulations dans des positions inhabituelles mais indispensable au bon déroulement de l’opération. Votre ostéopathe interviendra là aussi dans la prise en charge de ces différentes zones en redonnant une bonne mobilité à vos os, articulations, tissus, et organes perturbés, permettant ainsi à votre corps de s’adapter à cette nouvelle version de lui-même.

  • Cicatrisation

Chirurgie est synonyme bistouri ou encore cicatrice. Suite à votre opération, vous allez hériter d’une jolie (ou parfois moins jolie) cicatrice. Celle-ci est le reflet de ce qui se trame un peu plus en profondeur, sous votre peau.

Il faut imaginer un ensemble de réseaux tissés à « l’intérieur », un peu comme une toile d’araignée qui relie votre peau à vos organes eux-mêmes rattachés à votre architecture osseuse.

Pendant l’intervention, de nombreux tissus subissent des changements physiologiques et organiques. Certains organes ou vaisseaux sont déplacés, les tissus sont lacérés ou sectionnés, engendrant le phénomène naturel de défense du corps qui par l’auto-guérison tentera de réparer du mieux possible ces lésions et cicatrisera.

Ces cicatrisations plus ou moins orientées ou anarchiques s’accompagnent d’un phénomène appelé “adhérence”. Les adhérences cicatricielles ainsi que les fibroses importantes enraidissent et limitent l’amplitude articulaire, réduise la tonicité musculaire, entrave la mobilité organique et donc la fonction.

Selon l’endroit de ces adhérences, celles ci peuvent entraîner des gènes, des douleurs, ayant des effets néfastes sur le plan fonctionnel tel que des troubles du transit, des infections urinaires à répétitions, etc

L’ostéopathe va notamment travailler sur ces « adhérences » par des techniques douces afin de redonner une souplesse et élasticité à ces tissus traumatisés, ce qui améliorera leurs fonctions et soulagera le patient.

L’ostéopathe pourra aussi vous donner des petites astuces pour travailler vous même votre cicatrice afin d’éviter les adhérences et la faire « disparaitre » plus rapidement​​​.

  • Rééquilibre postural

Les périodes d’hospitalisation et d’immobilisation peuvent avoir des effets secondaires. Des contraintes posturales peuvent apparaître suite à votre opération, provocant : perte musculaire, troubles vasculaires suite à l’alitement prolongé, problèmes de compensations posturales en lien avec les attitudes antalgiques, douleurs inexpliquées qui subsistent même si l’opération s’est bien passée… etc.

Comme expliqué précédemment en fonction de la modification et des perturbations chirurgicales, selon la position de votre corps durant l’opération, ou bien la durée de votre immobilisation les effets peuvent être plus ou moins importants. Votre ostéopathe pourra soulager ces douleurs et libérer les tensions en s’assurant de redonner de la mobilité à vos tissus, muscles, etc.

L’ostéopathie peut aussi permettre de dépasser ces blocages physiques qui peuvent être liés à des compensations dues à la pathologie avant l’opération chirurgicale ou bien à la sphère émotionnelle et psychologique.

En cas de chirurgie dentaire il est fortement indiqué de consulter votre ostéopathe. Pose de prothèse, extraction, etc. cela entraîne des adaptations posturales importantes. Le travail de votre ostéopathe permettra de faciliter cette adaptation ou d’en corriger les désagréments.

Des cervicalgies importantes peuvent subvenir après une intubation de par les tensions subies sur la gorge. Votre ostéopathe vérifiera la bonne mobilité de votre œsophage et de vos vertèbres cervicales, auxquelles ce dernier est rattaché. Il pourra également travailler sur l’ensemble des tissus enveloppant l’œsophage : les fascias et réduire considérablement ces douleurs.

Après une opération sous cœlioscopie : on peut remarquer des douleurs aux épaules ou à la nuque, provoquées par le gaz injecté pour « gonfler » le ventre lors de l’opération. A la suite de celle-ci, il peut se loger au niveau des épaules et être responsable de douleurs. Ici aussi votre ostéopathe vous sera d’un grand réconfort.

A la suite d’opérations plus classiques (avec ouverture de l’abdomen par exemple) l’intestin peut devenir, dans les heures et les jours qui suivent, « paresseux ». La reprise du transit est souvent un passage peu agréable, précédé par une période de ballonnement abdominal inconfortable. L’ostéopathie peut aussi vous apporter des solutions dans ces cas là !

Conclusion.

L’ostéopathie intervient dans des domaines où le grand public ne l’y attendait peut-être pas spontanément.

Elle offre un soutien comme approche palliative. Elle optimise les conditions tissulaires tant localement qu’au niveau de l’état général du patient et prépare ce dernier à l’opération. Elle libère d’une part les tensions physiques liées au traumatisme (approche globale). D’autre part, elle prend en charge les tissus impactés suite au traumatisme et à l’intervention chirurgicale. Avec des techniques très douces, il est possible de libérer les tensions tissulaires afin de redonner souplesse et élasticité aux tissus, et limiter dans ce sens les effets liés aux adhérences.


Extraction dentaire, chirurgie orthopédique, chirurgie viscérale, chirurgie ORL, stéréotomie, cœlioscopie. L’ostéopathe peut intervenir en pré opératoire sans délais avant l’intervention, toutefois pour une prise en charge ostéopathique post opératoire il est important de respecter un délai de 3 semaines après l’intervention

N’hésitez pas à prendre contact avec votre ostéopathe pour en savoir plus.

« Notre vie n’est que mouvement »

(Michel de Montaigne)
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Les ventouses

Toutes droites sorties des vieilles armoires de nos grands-mères, les ventouses font depuis quelques années leur retour.

Elles sont l’héritage de plusieurs générations et proviennent de multiples origines.

Utilisé depuis plus de 3500 ans par les Egyptiens, les Grecs, le Moyen-Orient, les pays méditerranéens, l’Occident, la chine … à des fins médicinales et thérapeutiques, elles ont été plus ou moins misent de coté lors de l’apparition des Antibiotiques.

Si elles ont cessé d’être enseignées en médecine au début du XXème siècle en Europe, elles demeurent toujours un outil thérapeutique utilisé par la Médecine Traditionnelle Chinoise.

 

Le principe développé, codifié et enseigné par Daniel Henry (Référence européen dans la médecine des ventouses ©) repose sur le principe de la Médecine Traditionnelle Chinoise couplé à son approche d’ostéopathé et de kinésithérapeute.

Les ventouses sont posées sur les points d’acupuncture précis le long des méridiens, ou sur des points d’anatomies précis (en vue de les décongestionner).

Son protocole se veut exigent en 6 points conditionnant ainsi le résultat.

  • Précision topographie d’application
  • Nombre précis de ventouses à poser
  • Variation spécifique et précise du temps de pose selon la localisation anatomique
  • Association des points de pose (Point de MTC et point anatomique)
  • Simultanéité de pose du nombre déterminé de ventouses
  • Choix de la technique et des outils utilisés (ventouse à chaud, à froid, scarifié ou non)

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Mode d’action des ventouses

Dans cette nouvelle approche on distinguera 6 grands effets majeurs :

  • Mécanique (circulatoire)
  • Métamérique (action sur les douleurs projetées)
  • Humoral
  • Auto-hémothérapique (ventouse scarifiée)
  • Antalgique
  • IU-MO ou viscéral (MTC)

Pour faire simple, la décompression effectuée suite au vide d’air de la ventouse induit une « aspiration » de la peau et, donc, un afflux de sang vers la périphérie.

La zone vasculaire est alors décongestionnée, ce qui favorise la circulation sanguine générale et permet l’évacuation des toxines dans la circulation générale ou à l’extérieur lors de la pose de ventouse scarifiées.

Cette mise en mouvement agit tant en surface qu’en profondeur ou à distance, car peau, viscères, muscles et nerfs sont interconnectés.

Les ventouses posées minutieusement sur les points d’acupuncture agissent également dans la régulation énergétique ou sur les stagnations de froid, feu, vent, sécheresse ou humidité, considérées par la médecine chinoise comme des déséquilibres responsables de certaines pathologies.

 

Indications:

On les connaît surtout par l’utilisation de nos grands-mères pour soigner les bronchites, toux, pneumopathie, asthme… mais ces dernières sont surtout très efficaces en cas de douleurs par leur effet antalgique, notamment musculaire (contracture, élongation..) mais aussi articulaires (entorse avec oedème..), tendineuses (tendinites) ou rhumatismales (arthrose).

Elles ont par ailleurs un effet énergétique et circulatoire global et permettent de décongestionner certains organes, et améliorer leur fonctionnement.

Aussi utilisées pour réguler les troubles digestifs, les migraines, et autre troubles organiques, elles reviennent en force et deviennent un outil de qualité.

Si les ventouses s’adressent à tous, elles sont contre-indiquées aux trop jeunes enfants, durant la grossesse près de l’abdomen, sur les plaies, brûlures et traumatismes récents ainsi que pour les personnes trop faibles, ou prenant des traitements anticoagulants.

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La femme enceinte

La grossesse est un moment clé dans la vie d’une femme.

Au profit d’une vie qui se construit, son corps va se transformer en temps record, engendrant ainsi des changements profonds à tous les niveaux : physiques, psychologiques et  hormonaux ; ce qui réclame de la part de son organisme une adaptation extrême.

Durant toute la grossesse, les professionnels de santé accompagnent la femme enceinte dans ces bouleversements. En complément du suivi médical conventionnel, l’Ostéopathie apporte à la future maman un bien-être certain pour une grossesse harmonieuse.

Attention l’Ostéopathie ne remplace en aucun cas une visite chez le gynécologue, la sage-femme ou le médecin généraliste. Elle est un complément au suivi médical de la grossesse et ne PRETEND NULLEMENT s’y SUBSTITUER.

Les changements induits par la grossesse sur l’organisme de la femme sont nombreux. Ils auront principalement lieu au niveau de la sphère du petit bassin et notamment  sur l’utérus, mais auront des conséquences sur maintes autres parties du corps et notamment la posture par le changement de position du centre de gravité. Ainsi l’équilibre devient instable ce qui aura des influences:

  •  Directes musculo-squelettiques comme des contractures musculaires, raideurs articulaires provoquant ainsi l’apparition de douleurs.
  • Indirectes : perturbant notre équilibre intérieur, viscéral, respiratoire, tissulaire…

Quand consulter un Ostéopathe :

  • 1°- En amont d’une grossesse

L’Ostéopathe peut intervenir avant la grossesse en prévention afin de rééquilibrer les différentes fonctions. Entre autres : sur la restitution de mobilité du bassin, la mise en place des structures pour accueillir le bébé, mais aussi pour des problèmes de fertilité.

  • 2°- Pendant la grossesse

Pour préserver tout au long de ces 9 mois une bonne mobilité du rachis, du bassin ainsi que des viscères afin d’apporter confort et bien-être à la maman. Les principales causes de consultation de la femme enceinte chez l’ostéopathe sont :

  • Troubles mécaniques : douleur dorsale, lombaire, pelvienne, sciatalgie…
  • Troubles digestifs : ballonnement, constipation, diarrhée, brulure d’estomac, régurgitations…
  • Troubles circulatoires : migraine, œdèmes des jambes, sensation de jambes lourdes
  •  3°- En vue de l’accouchement

Au cours du 3ème trimestre, le rôle de l’ostéopathe sera de préparer à l’accouchement afin d’optimiser son bon déroulement.

Une levée des tensions musculaires et ostéo-ligamentaires, notamment sur le bassin, ainsi que sur le diaphragme, facilitera l’engagement du bébé et la respiration abdominale apportant une meilleure maitrise de la douleur lors du travail.

  • 4°- Post partum

L’accouchement est un événement traumatisant pour le corps, pouvant provoquer plusieurs modifications des rapports osto-articulaire engendrant des tensions musculaires inconfortables. Il est donc important de rééquilibrer le bassin, de réharmoniser l’équilibre viscéral de l’abdomen et de vérifier et corriger les éventuelles fixations et déséquilibres de l’utérus ainsi que de ses ligaments (6 semaines après l’accouchement). Un travail sur les cicatrices est particulièrement intéressant après une césarienne.

Les cas de contre indications à l’ostéopathie chez la femme enceinte sont rares. On  évitera cependant toute manipulation intempestive durant le 1ier trimestre ainsi que dans certains cas : risque d’accouchement prématuré ; placenta praevia ; pré-éclampsie ; fissure de la poche des eaux.

Rappelons ainsi qu’en vue d’établir un diagnostic (d’exclusion ou non) et donc de procéder au meilleur traitement possible, l’interrogatoire minutieux de la femme enceinte doit prendre une place importante dans le temps de consultation.

 Le travail de l’ostéopathe consiste à tester puis réduire les restrictions de mobilité de l’ensemble du corps afin de restituer un environnement propice et favorable au développement  du futur bébé. Pour cela, les praticiens utiliseront des techniques douces et adaptées à la femme enceinte leur apportant bien-être et permettant aux femmes de mieux vivre leur grossesse en luttant contre de nombreux maux.

* sources : Mémoire de recherche « exercice particulier de l’Ostéopathie chez la femme enceinte » auteur : Barrière Flora, Lassalle Agathe-Théodora, Larroude Marie-Pierre, Naudin thomas, Paredes Anne-Laure (mars 2010)

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Le nourrisson et l’enfant

A la naissance, les nourrissons peuvent présenter divers troubles

Une mauvaise position in utéro, un accouchement difficile, trop long, trop rapide, nécessitant une césarienne, l’utilisation de forceps ou de ventouses, sont d’autant de traumatismes responsables de ces troubles.

Comme pour les adultes le thérapeute va collecter un maximum d’informations concernant le bébé, grossesse, accouchement, les troubles repérés par les parents, etc..

Un examen complet très doux permet de détecter les dysfonctions à l’origine des troubles. Par la suite l’ostéopathe procède à une série de manipulations douces et adaptées, visant à traiter ces troubles et permettre ainsi à votre bébé de retrouver un état d’équilibre optimum.img_8747-2

Quand consulter

La prise en charge par l’ostéopathe peut se faire dès la sortie de la maternité. Plus l’enfant est vu tôt, plus il sera facile pour l’ostéopathe de rétablir son équilibre

Le nombre et la durée des séances dépend de l’âge de l’enfant, des troubles qu’il présente et de ses réactions face aux manipulations. En général les bébés sont tout particulièrement réceptifs à l’ostéopathie (corps très modelable) une à deux séances suffisent. Les séances sont généralement plus courtes (environs 30 minutes)

Il arrive que les bébés pleurent au cours de la séance, mais cela ne doit pas inquiéter les parents. L’ostéopathe n’emploie que des techniques douces, indolores et adaptées.

Les indications chez le nourrisson :

  • Torticolis congénitaux (tête toujours sur le même coté.)
  • Régurgitations
  • Problèmes de succions, difficultés à téter
  • Problèmes de sommeil
  • Plagiocéphalie (crâne plat)img_8727
  • Otites, rhinites et bronchiolites à répétitions
  • Naissance difficile, longue aux forceps, par césarienne, par ventouse
  • Cordon ombilical enroulé autour du cou
  • Grossesse multiple
  • Présentation par le siège, face ou front
  • Malposition des pieds et troubles de la marche
  • Positions accentué : bébé raide, les bras et les mains crispées, se cambre souvent en arrière…

Cette liste est non exhaustive, mais permet de vous donner une indication à savoir quand consulter. Si l’un ou plusieurs de ces cas de figure se présentent, il est conseillé de consulter un ostéopathe.

Une fois le bilan établi et le nourrisson équilibré, un suivi régulier est préconisé afin de s’assurer qu’aucune tension n’entrave le bon développement de l’enfant.

Il est conseillé de consulter avant chaque période clé du développement de l’enfant : acquisition de la tête (2 à 3 mois), acquisition de la station assise (6 à 7 mois), acquisition de la marche (12 à 14 mois).

De plus, en grandissant, notamment au cours de l’apprentissage de la marche (chute à répétition), lors de la première activité physique, puis lors des poussées de croissance et de l’adolescence, le corps de votre enfant subi de grandes modifications. Il est donc conseillé de faire un bilan régulièrement pour s’assurer que votre enfant grandi dans un corps en parfait équilibre.

Les indications chez l’enfant :

  • dsc_0313Maux de tête
  • Maux de ventre
  • Mal de dos
  • Irritabilité
  • Troubles du sommeil
  • Troubles de la concentration
  • Mauvaise posture à la marche
  • Scoliose
  • Affections ORL à répétition
  • Port d’un appareil d’occlusodontie
  • Port de semelles orthopédiques
  • Troubles du développement psychomoteur
  • Après une chute, une intervention chirurgicale, une entorse

Une consultation ostéopathique ne remplace pas la consultation du pédiatre. En cas de traumatisme ou de suspicion de maladie aigue (virale, bactérienne, fongique), il est nécessaire de consulter votre pédiatre en première intention.

 

 

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Le sportif

Structure équilibrée + liberté de mouvement = fonction optimisée.

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Les sportifs soumettent leur corps à d’importantes contraintes. L’ensemble des structures biomécaniques est d’avantage sollicité. Le déséquilibre de ces dernières se manifeste chez le sportif par différents symptômes, de la simple contracture à la douleur chronique, pouvant aller même jusqu’à la blessure. Ces différentes dysfonctions altèrent le bon fonctionnement de l’organisme et de ce fait les performances.

Que vous soyez amateur, semi-professionnel ou professionnel, que vous repreniez votre activité ou débutez une nouvelle activité, je m’adapte à vos besoins et à vos projets.

L’ostéopathie a des actions dans plusieurs domaines, et notamment tout au long du parcours sportif:

  • Elle est préventive (lorsqu’elle est pratiquée en amont des douleurs ou d’une épreuve)
  • Elle est amplificatrice de performances (lors d’un suivi régulier)
  • Elle est facilitatrice (pour la récupération sur blessure musculo-tendineuse, ostéo-articulaire et opération)
  • Elle est curatrice (suite à un choc sans fracture, ou à de multiples dysfonctions ostéo-articulaire et musculo-squelettique)illust-sport

Une structure équilibrée et une mobilité ostéo-articulaire libre vous permettront d’atteindre une performance fonctionnelle inestimable.

Ainsi, sportif professionnel ou amateur, Je peux vous aider dans la pratique du sport ou lors d’une préparation en vue d’une épreuve. L’ostéopathie sera un atout pour la régularité de vos performances.

Pourquoi consulter, les indications les plus fréquentes :

  • Pour établir un “check up”, pour préparer une épreuve.
  • Douleurs articulaires et musculaires : lombaires, thoracique, cervicales, épaules, genoux, chevilles,…
  • Tendinites : tennis-elbow, talalgie, épicondylites…
  • Pubalgie, sciatique, cruralgie…
  • Essoufflement à l’effort,
  • Récupération difficile entre et/ou après les épreuves,
  • Rééquilibrer les axes articulaires du corps et effacer les traumatismes même anciens afin de limiter les risques de complications et de dégénérescence précoce.
  • Après chutes, fracture, entorses, opérations chirurgicales pour aider à une bonne cicatrisation.
  • Maux de tête, troubles de l’équilibre, vertiges.
  • Stress, manque de concentration, troubles du sommeil.

Action préventive :

Il est conseillé de consulter son ostéopathe avant de commencer, ou de recommencer une activité sportive. Que ce soit pour les jeunes enfants qui commencent le sport, les amateurs qui souhaitent commencer ou se remettre à une activité après un arrêt temporaire, les adolescents et les sportifs de haut niveau qui reprennent la saison sportive.

Cette consultation permettra de prévenir plutôt que de guérir en rééquilibrant les différentes structures et en levant les restrictions physiques accumulées. Ces contraintes peuvent être engendrées par la pratique sportive elle-même, de mauvaises habitudes de posture, ou des accidents bénins. Elles peuvent entraîner la persistance ou l’accentuation de déséquilibres et engendrer gênes voire blessures. Ce bilan d’avant saison permet aussi de détecter certain morphotype nécessitant un équipement adapté (genoux valgus, scoliose), et lister avec son ostéopathe les facteurs favorisant les blessures : hydratation insuffisante, mauvaise dentition, problèmes ophtalmologiques, problèmes de souplesse…

Action amplificatrice :

Par son action globale et précise, l’ostéopathie améliore le potentiel, la puissance musculaire, la souplesse articulaire et la capacité respiratoire du sportif.

Le traitement ostéopathique permet également une meilleure concentration avant l’épreuve et une récupération optimale après l’effort.

Le degré de progression varie d’un cas à l’autre mais peut-être relativement important chez certaines personnes.

Action facilitatrice :

Suite à une blessure nécessitant une immobilisation, une rééducation, ou une opération, l’indication de prise en charge ostéopathique en parallèle aux thérapies médicales permet de réduire considérablement les séquelles provoquées par la blessure et contribue au retour plus rapide sur le terrain. Un traitement ostéopathique sur une structure présentant des restrictions de mobilités permet de lui redonner toute sa mobilité et ainsi de maximiser l’efficacité du traitement kinésithérapique, minimisant les risques de récidive ou de réaction en chaîne (douleurs à distance, changements d’appui ou de posture…)

Action curative :

En règle générale la pratique sportive, sollicite plus intensément le système ostéo-articulaire et musculo-squelettique, ce qui peut provoquer des douleurs d’ordre musculaire ou d’ordre articulaire. Au cours de la saison, les chocs et les mouvements répétitifs liés à l’entraînement ou aux compétitions donnent lieu à des traumatismes qui peuvent entraîner des blocages et des restrictions de mobilité. Ceux-ci sont susceptibles d’accentuer les risques de blessures… claquages, tendinites… Une simple foulure peut entraîner des déséquilibres importants dans d’autres zones du corps (lombaires, cervicales) et donc des douleurs, parfois quelques mois après la blessure d’origine. Bien évidemment, il ne s’agit pas là d’une généralité. Le traitement est établi d’après un bilan clinique complet prenant en compte le corps dans sa globalité, et suite à un interrogatoire détaillé. Tous les paramètres sont pris en compte afin d’établir le meilleur diagnostic permettant un geste thérapeutique précis.

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L’ostéopathie

L’ostéopathie est une pratique basée sur des principes fondés par A.Taylor Still

Le traitement ostéopathique repose sur le principe que le corps humain et ses différentes parties doivent disposer d’une entière liberté de mouvement, d’un point de vue physiologique, afin de conserver la bonne santé, et être opérationnel. Il concerne toutes les structures du corps : Fluide, différents tissus, muscles, tendons, ligaments, articulations et les organes. Il permet de diminuer et rééquilibrer les tensions de ces structures et de  favoriser les échanges des liquides qu’elles contiennent (sang, lymphe, liquide céphalo-rachidien) ceci dans le respect de la physiologie du patient et de son corps

 

L’ostéopathe doit donc diagnostiquer les pertes de mobilités, et les supprimer grâce à des manipulations. Ces technique sont douces, manuelles et adaptées à la zone du corps, à la morphologie, la plainte, l’âge, etc… (structurelles, fasciales, myotensives, fonctionnelles)

L’ostéopathie repose sur 4 règles :

  • Le lien entre la structure et la fonction
  • Le rôle de l’artère suprême et la capacité à l’autorégulation
  • L’unité du corps
  • La prise en charge complète du corps mais également du vécu de l’individu et de l’environnement dans lequel il vit (contraintes affectif, social, familiale..), la personnalité, l’histoire et les antécédents, le stress…

Quand consulter ?

  • En préventif
  • Avant de commencer une saison, ou une nouvelle activité sportive
  • En préparation à une épreuve sportive
  • Pour améliorer ses performances
  • Après un traumatisme, une immobilisation…

Pourquoi consulter ?

  • Douleurs articulaires, musculaires et ou tendineuses
  • Douleurs du squelette (membres supérieurs et inférieurs) lombaires, dorsales, cervicales et crânienne (céphalée, otite…)
  • Suivi de la femme enceinte
  • Troubles du sommeil
  • Troubles digestifs (coliques, remontées acides…)

Pour qui ?

  • Adultes & Séniors
  • Femmes enceintes
  • Sportifs
  • Enfants ….